Hello ClaudeK,
Merci beaucoup pour ton message ! Je suis content si mon témoignage a pu t'aider à choisir le chir qui te convient. Félicitations pour ton rendez-vous ! J'espère que tu seras aussi content que moi le moment venu. N'hésite pas à venir poster ton témoignage sur le forum quand tu l'auras vu, c'est toujours utile d'avoir plusieurs points de vue.
Ma prochaine consultation avec lui (la dernière avant le grand jour) est prévue le 11 août, j'ai tellement hâte !
Avis sur le Dr R. Ã Nantes
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ClaudeK
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Re: Avis sur le Dr R. Ã Nantes
Merci pour ta réponse ! Oui je ferai un témoignage le moment venu
Je te souhaite un bon deuxième rdv avec lui !
Je te souhaite un bon deuxième rdv avec lui !
Re: Avis sur le Dr R. Ã Nantes
Merci ! J'ai vraiment hâte de ce rendez-vous. Je pensais que plus la date de l'opé allait se rapprocher mieux ça irait mais en fait c'est le contraire. Plus la libération s'approche plus les jours qui restent jusque là me paraissent interminablement longs.
Du coup mon cerveau utilise ce temps disponible pour se poser des questions débiles. C'est même pas les questions que beaucoup d'entre nous se posent juste avant leur torso du genre "est-ce que je suis bien sûr ?" ou "est-ce que j'ai vraiment choisi le bon chir ?". Non, c'est vraiment des questions autour de peurs irrationnelles du genre : "et s'il ne fait pas ce qui est convenu et que le résultat n'est pas masculin ?", "et si jamais il ne positionne pas les cicatrices comme je veux ? (sachant que ça a été discuté avec lui)" ou encore "et si finalement ça ne ressemble pas aux résultats qu'il m'a montré ?"... Pourtant je ne suis pas quelqu'un d'anxieux de nature, je crois que c'est juste que j'en peux plus d'attendre.
Du coup mon cerveau utilise ce temps disponible pour se poser des questions débiles. C'est même pas les questions que beaucoup d'entre nous se posent juste avant leur torso du genre "est-ce que je suis bien sûr ?" ou "est-ce que j'ai vraiment choisi le bon chir ?". Non, c'est vraiment des questions autour de peurs irrationnelles du genre : "et s'il ne fait pas ce qui est convenu et que le résultat n'est pas masculin ?", "et si jamais il ne positionne pas les cicatrices comme je veux ? (sachant que ça a été discuté avec lui)" ou encore "et si finalement ça ne ressemble pas aux résultats qu'il m'a montré ?"... Pourtant je ne suis pas quelqu'un d'anxieux de nature, je crois que c'est juste que j'en peux plus d'attendre.
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Dag
- Gentil Modo

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- Enregistré le : 30 déc. 2018 18:12
- Localisation : Paris
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- Suivi psy : Oui
- Hormoné : Oui
- Chirurgie du torse : Oui
- Prénom : Oui
- État civil : Oui
Re: Avis sur le Dr R. Ã Nantes
Tes questions ne me semblent pas du tout irrationnelles, il s'agit de points importants pour toi dont tu as discuté avec le chir. Je ne suis pas étonné que ça ressorte.
Bon courage pour la fin de l'attente !
Bon courage pour la fin de l'attente !
Re: Avis sur le Dr R. Ã Nantes
Hello Dag,
Merci pour ton message de soutien ! Quand je dis que c'est irrationnel c'est parce qu'objectivement le docteur R n'a aucun intérêt à me rater volontairement ou à faire autre chose que ce qui a été convenu (sauf contrainte imprévue durant la chirurgie). Comme tous les chir les résultats sont son fond de commerce donc il a tout intérêt à ce que je sois content.
Après je pense que ça ne sera jamais aussi masculin que ce que j'aimerais parce qu'en double incision ce ne sera jamais un torse totalement identique à celui d'un homme cis. Mais ça il va falloir que je m'y fasse.
Merci pour ton message de soutien ! Quand je dis que c'est irrationnel c'est parce qu'objectivement le docteur R n'a aucun intérêt à me rater volontairement ou à faire autre chose que ce qui a été convenu (sauf contrainte imprévue durant la chirurgie). Comme tous les chir les résultats sont son fond de commerce donc il a tout intérêt à ce que je sois content.
Après je pense que ça ne sera jamais aussi masculin que ce que j'aimerais parce qu'en double incision ce ne sera jamais un torse totalement identique à celui d'un homme cis. Mais ça il va falloir que je m'y fasse.
Re: Avis sur le Dr R. Ã Nantes
Plus que 5 jours avant ma dernière consultation pré op avec le docteur R. Les questions du genre "Et si finalement il me greffe des oreilles de lapin au lieu de me faire une torso ?" sont passées, mais c'est la culpabilité qui commence à prendre le relais. Je m'explique.
Même si le docteur R est loin d'être un des chirurgiens les plus chers me faire opérer représente une sacrée somme. Je sais que j'ai de la chance car après remboursement de la sécu et de ma mutuelle je devrais en être aux alentours de 2 000 / 2 500 € de ma poche tout compris (honoraires du chir, de l'anesthésiste, facture de la petsitter pour mes protégés le temps de la convalescence, ma perte de salaire et toutes les petites dépenses annexes). La plupart des mecs que je connais ont dû payer bien plus que ça pour leur mammec.
Mais j'ai du mal à m'empêcher de culpabiliser de dépenser autant d'argent pour quelque chose de totalement égoïste. Surtout quand je vois autour de moi des gens qui galèrent pour juste payer leurs factures. Je sais que cette opération est vitale pour moi, mais par moments je me demande si ma vie vaut vraiment tout cet argent. Certe, je l'ai gagné en travaillant et en économisant, mais quand on y pense il pourrait servir à tellement de choses plus utiles (comme aider les membres de mon entourage qui galèrent par exemple)...
Je sais que ce forum est avant tout un lieu de partage de témoignages et pas un salon de discussion sur les grandes questions existentielles, mais je me demandais si d'autres personnes avaient eu les même réflexions au moment de payer la facture ? Comment vous arrivez à dealer avec le fait de dépenser autant d'argent ?
Même si le docteur R est loin d'être un des chirurgiens les plus chers me faire opérer représente une sacrée somme. Je sais que j'ai de la chance car après remboursement de la sécu et de ma mutuelle je devrais en être aux alentours de 2 000 / 2 500 € de ma poche tout compris (honoraires du chir, de l'anesthésiste, facture de la petsitter pour mes protégés le temps de la convalescence, ma perte de salaire et toutes les petites dépenses annexes). La plupart des mecs que je connais ont dû payer bien plus que ça pour leur mammec.
Mais j'ai du mal à m'empêcher de culpabiliser de dépenser autant d'argent pour quelque chose de totalement égoïste. Surtout quand je vois autour de moi des gens qui galèrent pour juste payer leurs factures. Je sais que cette opération est vitale pour moi, mais par moments je me demande si ma vie vaut vraiment tout cet argent. Certe, je l'ai gagné en travaillant et en économisant, mais quand on y pense il pourrait servir à tellement de choses plus utiles (comme aider les membres de mon entourage qui galèrent par exemple)...
Je sais que ce forum est avant tout un lieu de partage de témoignages et pas un salon de discussion sur les grandes questions existentielles, mais je me demandais si d'autres personnes avaient eu les même réflexions au moment de payer la facture ? Comment vous arrivez à dealer avec le fait de dépenser autant d'argent ?
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Dag
- Gentil Modo

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- Chirurgie du torse : Oui
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Re: Avis sur le Dr R. Ã Nantes
Hello,
Super, ça s'approche ! Je n'ai pas eu ce type de ressenti, mais voilà ce que ça m'évoque:
Sur l'égoïsme de la démarche : une mammec est un soin, pas un achat plaisir. Tu dis bien que tu en as besoin. Personne ne se demande s'il est égoïste de payer le reste à charge d'une opération du dos.
Sur l'argent qui pourrait aider tes proches : oui, et ça restera vrai après l'opération, et l'année d'après aussi. Cet arbitrage entre toi et les autres n'a rien de spécifique à ta transition, il se poserait à l'identique pour n'importe quelle dépense de cette taille. Ce qui le rend douloureux ici, il me semble, c'est plutôt l'idée sous jacente que tes besoins à toi compteraient moins que ceux de tes proches. Ils comptent au moins autant. Par ailleurs, si je fais un parallèle avec la situation des aidants, j'ai l'impression aussi que prendre soin de soi est au moins un peu un pré-requis si l'on veut bien s'occuper des autres dans la durée, que ce soit matériellement, financièrement. Ceci étant dit, c'est sûr que l'on peut avoir besoin de mettre autre chose en priorité, mais il ne faut pas s'oublier éternellement.
"Je me demande si ma vie vaut vraiment tout cet argent" : là je pense que la question est posée à l'envers. Tu n'achètes pas ta vie, tu paies un soin dont tu dis toi même qu'il est vital pour toi. Ce sont deux choses très différentes.
Sur le fait que d'autres ont payé plus cher, ça ne dit rien de la légitimité de ce que tu dépenses, ni dans un sens ni dans l'autre. Ça dépend des chirs, des mutuelles, des situations. Je suis toujours content de constater que certains ont de la chance dans leur transition, que ça se passe bien avec le soignant, que le coût n'est pas exorbitant. C'est comme ça que cela devrait se passer d'ailleurs et les situations inverses sont désolantes.
Bon courage pour l'attente !
Super, ça s'approche ! Je n'ai pas eu ce type de ressenti, mais voilà ce que ça m'évoque:
Sur l'égoïsme de la démarche : une mammec est un soin, pas un achat plaisir. Tu dis bien que tu en as besoin. Personne ne se demande s'il est égoïste de payer le reste à charge d'une opération du dos.
Sur l'argent qui pourrait aider tes proches : oui, et ça restera vrai après l'opération, et l'année d'après aussi. Cet arbitrage entre toi et les autres n'a rien de spécifique à ta transition, il se poserait à l'identique pour n'importe quelle dépense de cette taille. Ce qui le rend douloureux ici, il me semble, c'est plutôt l'idée sous jacente que tes besoins à toi compteraient moins que ceux de tes proches. Ils comptent au moins autant. Par ailleurs, si je fais un parallèle avec la situation des aidants, j'ai l'impression aussi que prendre soin de soi est au moins un peu un pré-requis si l'on veut bien s'occuper des autres dans la durée, que ce soit matériellement, financièrement. Ceci étant dit, c'est sûr que l'on peut avoir besoin de mettre autre chose en priorité, mais il ne faut pas s'oublier éternellement.
"Je me demande si ma vie vaut vraiment tout cet argent" : là je pense que la question est posée à l'envers. Tu n'achètes pas ta vie, tu paies un soin dont tu dis toi même qu'il est vital pour toi. Ce sont deux choses très différentes.
Sur le fait que d'autres ont payé plus cher, ça ne dit rien de la légitimité de ce que tu dépenses, ni dans un sens ni dans l'autre. Ça dépend des chirs, des mutuelles, des situations. Je suis toujours content de constater que certains ont de la chance dans leur transition, que ça se passe bien avec le soignant, que le coût n'est pas exorbitant. C'est comme ça que cela devrait se passer d'ailleurs et les situations inverses sont désolantes.
Bon courage pour l'attente !
Re: Avis sur le Dr R. Ã Nantes
Merci pour ton soutien Dag. Tu soulèves plusieurs points intéressants.
En fait je cumule beaucoup de privilèges dans la vie. Déjà je suis blanc et issu d'un bon milieu social donc j'ai le bagage culturel qui va avec. Contrairement à beaucoup de personnes trans je ne suis pas précaire. J'ai la chance d'avoir un métier où tu peux travailler jusqu'à 90 h par semaine si tu veux pour gagner plus que le SMIC. Rares sont les métiers qui offrent ce luxe. Et j'ai la chance d'aimer ce que je fais, donc je ne souffre pas de devoir travailler autant. Du coup je gagne bien ma vie. Ensuite je n'ai jamais eu à me torturer avec des questions sur mon identité : je sais depuis ma prime enfance que je suis un mec. Je suis en rupture familiale, mais contrairement à beaucoup d'adelphe je n'en souffre pas, ma famille choisie me suffit. J'ai une maladie chronique qui fait que certaines personnes ont du mal à vivre normalement, alors que moi j'ai la chance de pouvoir vivre avec comme si de rien n'était. Et d'une manière générale j'ai beaucoup de chance dans la vie.
J'ai toujours eu tendance à culpabiliser de cumuler autant de privilèges et de me rendre compte que je n'ai aucune envie qu'on me les enlève. Du coup j'ai du mal à me dire que j'ai le droit de pouvoir me payer cette opération sans trop en souffrir financièrement quand d'autres doivent se résigner à passer en public avec ce que ça implique encore aujourd'hui de violences médicales.
Ensuite tu as raison je considère que les besoins des autres sont bien plus importants que les miens. Si je donnais de l'importance à mes besoins je serai hormoné et j'aurais fait toutes les opérations dont j'ai besoin depuis des années. Au lieu de ça, j'ai attendu d'en arriver au point de bascule où il ne m'est plus possible de continuer à vivre dans ce corps là . C'est dans ce sens-là que je me demandais si ma vie valait autant d'argent. Parce que cette opération est la condition pour envisager qu'elle continue.
Ce que tu dis sur les aidants est juste. Malheureusement pour avoir tenu ce rôle quand mon ex est tombée malade (aujourd'hui elle est en rémission et mène une vie normale) il y a pas mal de culpabilisation quand on essaie de souffler et de prendre un peu soin de nous. On nous fait bien comprendre qu'on n'a pas le droit de trouver ça dur parce que nous on n'est pas malade. C'est dommage parce qu'on est bien plus efficace pour soutenir l'autre quand on peut respirer un peu aussi.
En fait je cumule beaucoup de privilèges dans la vie. Déjà je suis blanc et issu d'un bon milieu social donc j'ai le bagage culturel qui va avec. Contrairement à beaucoup de personnes trans je ne suis pas précaire. J'ai la chance d'avoir un métier où tu peux travailler jusqu'à 90 h par semaine si tu veux pour gagner plus que le SMIC. Rares sont les métiers qui offrent ce luxe. Et j'ai la chance d'aimer ce que je fais, donc je ne souffre pas de devoir travailler autant. Du coup je gagne bien ma vie. Ensuite je n'ai jamais eu à me torturer avec des questions sur mon identité : je sais depuis ma prime enfance que je suis un mec. Je suis en rupture familiale, mais contrairement à beaucoup d'adelphe je n'en souffre pas, ma famille choisie me suffit. J'ai une maladie chronique qui fait que certaines personnes ont du mal à vivre normalement, alors que moi j'ai la chance de pouvoir vivre avec comme si de rien n'était. Et d'une manière générale j'ai beaucoup de chance dans la vie.
J'ai toujours eu tendance à culpabiliser de cumuler autant de privilèges et de me rendre compte que je n'ai aucune envie qu'on me les enlève. Du coup j'ai du mal à me dire que j'ai le droit de pouvoir me payer cette opération sans trop en souffrir financièrement quand d'autres doivent se résigner à passer en public avec ce que ça implique encore aujourd'hui de violences médicales.
Ensuite tu as raison je considère que les besoins des autres sont bien plus importants que les miens. Si je donnais de l'importance à mes besoins je serai hormoné et j'aurais fait toutes les opérations dont j'ai besoin depuis des années. Au lieu de ça, j'ai attendu d'en arriver au point de bascule où il ne m'est plus possible de continuer à vivre dans ce corps là . C'est dans ce sens-là que je me demandais si ma vie valait autant d'argent. Parce que cette opération est la condition pour envisager qu'elle continue.
Ce que tu dis sur les aidants est juste. Malheureusement pour avoir tenu ce rôle quand mon ex est tombée malade (aujourd'hui elle est en rémission et mène une vie normale) il y a pas mal de culpabilisation quand on essaie de souffler et de prendre un peu soin de nous. On nous fait bien comprendre qu'on n'a pas le droit de trouver ça dur parce que nous on n'est pas malade. C'est dommage parce qu'on est bien plus efficace pour soutenir l'autre quand on peut respirer un peu aussi.
Re: Avis sur le Dr R. Ã Nantes
Ça y est, j'ai enfin eu mon deuxième rendez-vous avec le docteur R et le rendez-vous d'anesthésie dans la foulée ! Du coup je viens faire un petit récap tant que tout est encore bien frais dans ma tête.
Cette nuit, comme chaque fois que j'ai un rendez-vous important pour moi, vague cauchemar dans lequel je rate mon réveil et loupe mon rendez-vous. Du coup je me réveille plusieurs fois sur la fin de la nuit et comme je suis fatigué par ces coupures dans mon sommeil je finis par me lever à la bourre... Bon heureusement je suis arrivé à l'heure car je prévois toujours pas mal de marge quand je calcule l'heure à laquelle je dois partir de chez moi.
Mon rendez-vous avez le docteur R était prévu à 09h et celui avec l'anesthésiste à 09h50. J'ai pris ma journée et finalement j'ai bien fait car entre les deux rendez-vous et les différentes formalités je suis sorti de la clinique vers 11h. Sachant que j'avais fait ma préadmission en ligne pour gagner du temps.
Rendez-vous avec le Dr R
Comme je suis arrivé en avance il me reçoit dès mon arrivée sans me faire attendre. Le courant passe toujours aussi bien que lors du premier rendez-vous. Avant d'entrer dans le vif du sujet nous discutons de choses banales : la canicule, les aberrations dans la construction du nouveau CHU de Nantes, les vacances. Ensuite il récupère la partie de mon dossier d'admission qui lui est destinée. Comme son adorable secrétaire n'est pas là et que l'administratif n'est pas son truc on galère un peu à tout rassembler mais on finit par y arriver.
Ensuite il me demande si j'ai des question particulières. Cette fois j'ai noté les questions qui me restaient. Il a pris le temps d'y répondre en me disant que ce n'était pas grave s'il y en avait beaucoup, qu'il était là pour ça. Je mets une petite synthèse des réponses obtenues si jamais ça peut servir à quelqu'un.
- pas de précautions particulières à prendre avant l'opération à part éviter tout ce qui peut abîmer la peau de la zone à opérer (le tape par exemple mais je n'en n'utilise pas).
- pas besoin d'acheter le boléro à l'avance c'est lui qui le fournit et qui vient le mettre en place au moment du retrait du pansement après l'opération.
- les bas de contention ne sont pas nécessaires, par contre il recommande de marcher autant que possible dès le soir de l'opération. Après le retour à domicile il recommande des balades aussi longues que possible (en fonction de ma fatigue) chaque jour.
- pas de sport autre que la marche pendant 1 mois et demi.
- pas de bain ni de piscine pendant 2 mois (ça ne me gêne pas je ne m'imagine pas aller à la piscine avant d'avoir terminé le parcours de transition que je souhaite de toute façon).
- comme je préfère aller au cabinet de l'IDE plutôt que le/la faire venir chez moi je dois prendre ma douche en gardant les pansements 20 min avant le rendez-vous.
- il conseille de prendre du Proteochoc pour diminuer l'inflammation et améliorer la cicatrisation, de son expérience cela fonctionne très bien (je ne peux pas car je suis vegan donc je testerai la bromélaïne à la place, il n'y voit pas de contre indication mais n'a pas de retour sur son efficacité).
- pas de problème pour boire du café dès le lendemain de l'opération en quantité raisonnable (3/4 tasses par jour).
- idéalement pas d'autre opération avant 6 mois pour bien récupérer, il doit sentir que je ne respecterai pas forcément cette consigne car il ajoute qu'il n'y a aucun risque médical si jamais je fais mon hysté plus tôt.
Ensuite il m'ausculte et fais les photos pré op. Ma préparation m'a permis de perdre 7 kg et de gagner en muscles, il le remarque du coup ça le moment moins désagréable. Il est très respectueux et demande mon consentement chaque fois qu'il doit toucher quelque chose. Il me dit que mon anatomie de base est "très bien positionnée" pour un beau résultat, par contre il sera obligé d'abîmer les tatouages que j'ai sur les côtes et sur le plexus. Je lui dit que ce n'est pas un problème pour moi si c'est le prix à payer pour vivre enfin dans le bon corps. On refait un point sur le positionnement des cicatrices et la retaille des aréoles, principalement dans le but de me rassurer sur le fait que le résultat sera bien le plus masculin possible.
Il récapitule les étapes avant de terminer le rendez-vous :
- admission le 18 septembre à 08h
- intervention le même jour à 10h
- sortie le 20 avec sa validation
- 1er rendez-vous post op avec lui le 24 pour retirer les bourdonnais (J+6)
- 2eme rendez-vous post op le 02 octobre (J+15)
- à partir de J+30 séances de kiné
Avant que je parte il m'assure que la clinique a l'habitude de recevoir des patients trans et que je ne devrais pas avoir de problème de mégenrages, ni de comportements transphobes avec le personnel. Il insiste sur le fait qu'il veille personnellement à ce que ses patients n'aient pas à s'inquiéter de ça pour pouvoir vivre pleinement ce moment important de leur transition.
Rendez-vous avec l'anesthésiste
Le rendez-vous avec les anesthésistes se déroule dans un autre bâtiment de la clinique. Une fois arrivé au premier étage je patiente dans la salle d'attente en attendant qu'une secrétaire m'appelle. Je suis agréablement surpris de m'entendre appeler "monsieur" quand vient mon tour, car je m'attendais à être mégenré dans la mesure où mon dossier est au féminin (j'ai fait mon changement de prénom mais pas mon CEC). Le docteur R n'a pas menti, ils ont bien l'habitude des patients trans. La secrétaire scanne les différents documents nécessaires, me donne l'adresse mail à laquelle envoyer mes derniers bilans sanguins, puis je retourne m'asseoir en attendant que l'anesthésiste m'appelle.
Ce rendez-vous là se passe moins bien que celui avec le chirurgien. Niveau respect de mon identité aucun problème, il m'appelle "monsieur", me genre au masculin et me parle de mon endométriose comme si c'était la chose la plus naturelle du monde (ça fait du bien parce que beaucoup de professionnels de santé ont du mal à me genrer au masculin quand on commence à parler de pathologies considérées, à tort, comme féminines). Par contre niveau médical c'est autre chose. Il jette à peine un coup d’œil au questionnaire que j'ai rempli et ne sait pas ce que sont les anti inflammatoires non stéroïdiens, ce qui est embêtant pour un médecin. D'autant que j'y suis allergique. Je dois donc lui expliquer de quoi il s'agit... Il me pose une question sur mes antécédents de trouble du rythme cardiaque mais n'écoute pas vraiment la réponse, alors que c'est un point dont j'aurai aimé discuter.
Ensuite il m'explique le déroulement d'une anesthésie comme si j'avais 3 ans, ce qui achève de me couper l'envie de lui poser des questions. Il me dit qu'ils utiliseront des hypnotiques (enfin lui dit "le médicament pour dormir") pour maintenir la narcose mais qu'ils n'utiliseront pas de morphiniques par voie principale, seulement un anesthésiant local au niveau du site opératoire, ce qui me surprend un peu. Il me fait signer son devis, me fait une ordonnance pour une carte de groupe sanguin car il estime que les risques de devoir me transfuser sont importants (c'est rassurant...) et le rendez-vous se termine là . Je repasse par l'accueil pour remettre mon dossier à la secrétaire et régler la consultation (33 € remboursés par la sécu et ma mutuelle). Je ressors de ce rendez-vous un peu frustré car j'avais des questions à poser et je ne suis pas très convaincu par les compétences du médecin. J'essaie de me rassurer en me disant que ce n'est probablement pas lui qui m'endormira le jour de l'intervention et que visiblement les autres patient du Dr R ont survécu à leur anesthésie.
Administratif
Avant de rentrer il ne me reste plus que l'administratif. J'ai fait ma préadmission en ligne mais j'ai reçu un mail qui me demande d'aller signer un document au bureau des préadmissions, qui se trouve en fait être l'accueil principal de la clinique. C'est le seul endroit où j'ai été mégenré car la secrétaire n'a lu que le début de mon dossier où figure mon numéro de sécurité sociale... J'ai rempli ma fiche de souhaits hôteliers, en clair le document à remplir si on veut une chambre simple. A 90 € la nuit j'ai dit que je n'en souhaitais pas. Apparemment ils ne mettent pas les patients trans en chambre simple d'office. Je n'ai pas demandé s'ils me mettraient en hospitalisation homme ou femme, parce que ça n'a pas vraiment d'importance pour moi. Évidemment, je me sentirai plus à ma place dans une chambre homme, mais tout ce que je veux c'est qu'on m'opère. Si pour ça je dois passer deux nuits avec une femme on va dire que ce n'est pas la fin du monde tant que le personnel m'appelle "monsieur". En sortant de la clinique je reçois un autre mail qui dit que mon intervention est prévue en ambulatoire. Du coup j'y retourne pour faire rectifier l'erreur et cette fois mon dossier est enregistré pour de bon.
En résumé un bilan toujours très positif vis-à -vis du docteur R, un peu moins pour le service anesthésie. Maintenant le compte à rebours est lancé, plus qu'un mois et 8 jours avant le grand jour.
Cette nuit, comme chaque fois que j'ai un rendez-vous important pour moi, vague cauchemar dans lequel je rate mon réveil et loupe mon rendez-vous. Du coup je me réveille plusieurs fois sur la fin de la nuit et comme je suis fatigué par ces coupures dans mon sommeil je finis par me lever à la bourre... Bon heureusement je suis arrivé à l'heure car je prévois toujours pas mal de marge quand je calcule l'heure à laquelle je dois partir de chez moi.
Mon rendez-vous avez le docteur R était prévu à 09h et celui avec l'anesthésiste à 09h50. J'ai pris ma journée et finalement j'ai bien fait car entre les deux rendez-vous et les différentes formalités je suis sorti de la clinique vers 11h. Sachant que j'avais fait ma préadmission en ligne pour gagner du temps.
Rendez-vous avec le Dr R
Comme je suis arrivé en avance il me reçoit dès mon arrivée sans me faire attendre. Le courant passe toujours aussi bien que lors du premier rendez-vous. Avant d'entrer dans le vif du sujet nous discutons de choses banales : la canicule, les aberrations dans la construction du nouveau CHU de Nantes, les vacances. Ensuite il récupère la partie de mon dossier d'admission qui lui est destinée. Comme son adorable secrétaire n'est pas là et que l'administratif n'est pas son truc on galère un peu à tout rassembler mais on finit par y arriver.
Ensuite il me demande si j'ai des question particulières. Cette fois j'ai noté les questions qui me restaient. Il a pris le temps d'y répondre en me disant que ce n'était pas grave s'il y en avait beaucoup, qu'il était là pour ça. Je mets une petite synthèse des réponses obtenues si jamais ça peut servir à quelqu'un.
- pas de précautions particulières à prendre avant l'opération à part éviter tout ce qui peut abîmer la peau de la zone à opérer (le tape par exemple mais je n'en n'utilise pas).
- pas besoin d'acheter le boléro à l'avance c'est lui qui le fournit et qui vient le mettre en place au moment du retrait du pansement après l'opération.
- les bas de contention ne sont pas nécessaires, par contre il recommande de marcher autant que possible dès le soir de l'opération. Après le retour à domicile il recommande des balades aussi longues que possible (en fonction de ma fatigue) chaque jour.
- pas de sport autre que la marche pendant 1 mois et demi.
- pas de bain ni de piscine pendant 2 mois (ça ne me gêne pas je ne m'imagine pas aller à la piscine avant d'avoir terminé le parcours de transition que je souhaite de toute façon).
- comme je préfère aller au cabinet de l'IDE plutôt que le/la faire venir chez moi je dois prendre ma douche en gardant les pansements 20 min avant le rendez-vous.
- il conseille de prendre du Proteochoc pour diminuer l'inflammation et améliorer la cicatrisation, de son expérience cela fonctionne très bien (je ne peux pas car je suis vegan donc je testerai la bromélaïne à la place, il n'y voit pas de contre indication mais n'a pas de retour sur son efficacité).
- pas de problème pour boire du café dès le lendemain de l'opération en quantité raisonnable (3/4 tasses par jour).
- idéalement pas d'autre opération avant 6 mois pour bien récupérer, il doit sentir que je ne respecterai pas forcément cette consigne car il ajoute qu'il n'y a aucun risque médical si jamais je fais mon hysté plus tôt.
Ensuite il m'ausculte et fais les photos pré op. Ma préparation m'a permis de perdre 7 kg et de gagner en muscles, il le remarque du coup ça le moment moins désagréable. Il est très respectueux et demande mon consentement chaque fois qu'il doit toucher quelque chose. Il me dit que mon anatomie de base est "très bien positionnée" pour un beau résultat, par contre il sera obligé d'abîmer les tatouages que j'ai sur les côtes et sur le plexus. Je lui dit que ce n'est pas un problème pour moi si c'est le prix à payer pour vivre enfin dans le bon corps. On refait un point sur le positionnement des cicatrices et la retaille des aréoles, principalement dans le but de me rassurer sur le fait que le résultat sera bien le plus masculin possible.
Il récapitule les étapes avant de terminer le rendez-vous :
- admission le 18 septembre à 08h
- intervention le même jour à 10h
- sortie le 20 avec sa validation
- 1er rendez-vous post op avec lui le 24 pour retirer les bourdonnais (J+6)
- 2eme rendez-vous post op le 02 octobre (J+15)
- à partir de J+30 séances de kiné
Avant que je parte il m'assure que la clinique a l'habitude de recevoir des patients trans et que je ne devrais pas avoir de problème de mégenrages, ni de comportements transphobes avec le personnel. Il insiste sur le fait qu'il veille personnellement à ce que ses patients n'aient pas à s'inquiéter de ça pour pouvoir vivre pleinement ce moment important de leur transition.
Rendez-vous avec l'anesthésiste
Le rendez-vous avec les anesthésistes se déroule dans un autre bâtiment de la clinique. Une fois arrivé au premier étage je patiente dans la salle d'attente en attendant qu'une secrétaire m'appelle. Je suis agréablement surpris de m'entendre appeler "monsieur" quand vient mon tour, car je m'attendais à être mégenré dans la mesure où mon dossier est au féminin (j'ai fait mon changement de prénom mais pas mon CEC). Le docteur R n'a pas menti, ils ont bien l'habitude des patients trans. La secrétaire scanne les différents documents nécessaires, me donne l'adresse mail à laquelle envoyer mes derniers bilans sanguins, puis je retourne m'asseoir en attendant que l'anesthésiste m'appelle.
Ce rendez-vous là se passe moins bien que celui avec le chirurgien. Niveau respect de mon identité aucun problème, il m'appelle "monsieur", me genre au masculin et me parle de mon endométriose comme si c'était la chose la plus naturelle du monde (ça fait du bien parce que beaucoup de professionnels de santé ont du mal à me genrer au masculin quand on commence à parler de pathologies considérées, à tort, comme féminines). Par contre niveau médical c'est autre chose. Il jette à peine un coup d’œil au questionnaire que j'ai rempli et ne sait pas ce que sont les anti inflammatoires non stéroïdiens, ce qui est embêtant pour un médecin. D'autant que j'y suis allergique. Je dois donc lui expliquer de quoi il s'agit... Il me pose une question sur mes antécédents de trouble du rythme cardiaque mais n'écoute pas vraiment la réponse, alors que c'est un point dont j'aurai aimé discuter.
Ensuite il m'explique le déroulement d'une anesthésie comme si j'avais 3 ans, ce qui achève de me couper l'envie de lui poser des questions. Il me dit qu'ils utiliseront des hypnotiques (enfin lui dit "le médicament pour dormir") pour maintenir la narcose mais qu'ils n'utiliseront pas de morphiniques par voie principale, seulement un anesthésiant local au niveau du site opératoire, ce qui me surprend un peu. Il me fait signer son devis, me fait une ordonnance pour une carte de groupe sanguin car il estime que les risques de devoir me transfuser sont importants (c'est rassurant...) et le rendez-vous se termine là . Je repasse par l'accueil pour remettre mon dossier à la secrétaire et régler la consultation (33 € remboursés par la sécu et ma mutuelle). Je ressors de ce rendez-vous un peu frustré car j'avais des questions à poser et je ne suis pas très convaincu par les compétences du médecin. J'essaie de me rassurer en me disant que ce n'est probablement pas lui qui m'endormira le jour de l'intervention et que visiblement les autres patient du Dr R ont survécu à leur anesthésie.
Administratif
Avant de rentrer il ne me reste plus que l'administratif. J'ai fait ma préadmission en ligne mais j'ai reçu un mail qui me demande d'aller signer un document au bureau des préadmissions, qui se trouve en fait être l'accueil principal de la clinique. C'est le seul endroit où j'ai été mégenré car la secrétaire n'a lu que le début de mon dossier où figure mon numéro de sécurité sociale... J'ai rempli ma fiche de souhaits hôteliers, en clair le document à remplir si on veut une chambre simple. A 90 € la nuit j'ai dit que je n'en souhaitais pas. Apparemment ils ne mettent pas les patients trans en chambre simple d'office. Je n'ai pas demandé s'ils me mettraient en hospitalisation homme ou femme, parce que ça n'a pas vraiment d'importance pour moi. Évidemment, je me sentirai plus à ma place dans une chambre homme, mais tout ce que je veux c'est qu'on m'opère. Si pour ça je dois passer deux nuits avec une femme on va dire que ce n'est pas la fin du monde tant que le personnel m'appelle "monsieur". En sortant de la clinique je reçois un autre mail qui dit que mon intervention est prévue en ambulatoire. Du coup j'y retourne pour faire rectifier l'erreur et cette fois mon dossier est enregistré pour de bon.
En résumé un bilan toujours très positif vis-à -vis du docteur R, un peu moins pour le service anesthésie. Maintenant le compte à rebours est lancé, plus qu'un mois et 8 jours avant le grand jour.